Un Poche pour l’été. J’aime tous les livres de Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies. Et Tata ne déroge pas à la règle. Cette femme a une imagination fertile. Je me demande où elle va chercher ses histoires et j’adore la façon dont elle développe ses personnages pour nous les rendre si familiers, presque intimes. Ce sont des héros de la vie ordinaire qui ont de la consistance, une âme, une humanité.
Tata, c’est Colette, une cordonnière de Gueugnon, petite ville de Bourgogne, passionnée par le football. Le problème c’est qu’elle est « remorte », oui, oui, vous avez bien lu. Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’au jour où sa nièce (réalisatrice de films à succès, dépressive depuis que son mari et acteur fétiche l’a quittée pour une « jeunette”), apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans…
Dans ce roman de 600 pages, Valérie Perrin aborde la transmission, les blessures d’enfance, les liens du sang, mais aussi du coeur.
Tata, c’est aussi un peu les racines de Valérie Perrin, puisqu’elle a vécu à Gueugnon avec ses parents et que son père y était joueur de football professionnel.
Un livre qui se dévore comme les précédents que je vous conseille fortement ; « Les oubliés du dimanche », « Changer l’eau des fleurs”, et « Trois », tous publiés en poche.
Le Livre de Poche