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Voyages

La destination du mois : Inara Camp

Cela faisait longtemps que je n’étais pas allée à Inara Camp et j’ai été bluffée par les travaux qui ont été entrepris pour rendre l’endroit encore plus désirable tout en respectant l’environnement. Ici, point de pelouse ou de palmier, mais des plantes adaptées au désert.

Nous avons passé le week-end dans une magnifique tente de 50 m2 composée d’une chambre (lit confortable, des draps en coton égyptien, peignoirs en éponge), d’une salle de bain (avec douche et eau chaude), d’un salon et d’une terrasse avec jacuzzi offrant une vue imprenable sur les collines sculptées par l’érosion. Point de téléviseur, de téléphone dans ce cocon, mais un talkie walkie pour rester en lien avec la réception.

Il faut dire que Vincent Jacquet, le créateur de ce camp de luxe au plus près de la nature est un infatigable explorateur et un amoureux de l’artisanat marocain. Ici, chaque objet est détenteur d’une histoire. Certains ont été chinés et détournés de leur usage quotidien pour créer un univers unique. Tout a été pensé dans les moindres détails pour offrir une expérience alliant authenticité nomade et confort raffiné.

Mais on ne se prend pas au sérieux à Inara Camp, à en juger par la dénomination des plats de la carte : cocktails (le chouya, La Zuina),  Quand le cherguy souffle sur Agafay (briouat de gambas au basilic, guacamole fumé, tartare de tomate à la mangue, pistou basilic), la bosse du dromadaire (burger de bœuf), le Marock’n Roll (quelle bonne idée de revisiter le tagine de kefta avec de l’aubergine fumée, de la muscade et de l’emmental, un délice !), Yallahhhhhh (coookies au chocolat et glace à l’amlou)…

Ca, ce sont les plats du midi à déguster sur la terrasse autour de la piscine chauffée.. Le soir, le désert s’illumine de lanternes et d’étoiles pour un dîner magique. Nous avons pris le nôtre dans une tente privée ultra romantique. Les plats font voyager du Maroc (rouleaux croustillants à l’agneau, épaule d’agneau confite, poulpe au Ras el Hanout) au bassin  méditerranéen (falafels, assortiment de mezze) en passant par le Cap Vert (curry  de légumes comme à Mindelo). Une cuisine raffinée préparée à partir de produits locaux et joliment présentée que l’on ne s’attend pas toujours à déguster en plein milieu du désert.

Mention spéciale pour le petit déjeuner très complet (miam les mesmens, oeufs au khli et dattes et amandes).  Autre hourra pour le personnel bienveillant et à l’écoute.

C’est le lieu idéal pour déconnecter, mais si comme moi, vous êtes un peu hyperactif, pas de panique il y a de quoi faire à commencer par se reconnecter à la nature en se joignant le matin à l’équipe d’Inara Camp pour nourrir les dromadaires, des brebis et des ânes, en faisant un atelier poterie avec le jovial Issam, ou un massage relaxant dans une des deux cabines donnant sur la nouvelle piscine qui offre une vue à couper le souffle sur les montagnes enneigées de l’Atlas, ou un pause shopping chez Camel Souk, la boutique du camp.

On aurait aussi pu faire une randonnée à pied ou à cheval dans les montagnes, une balade à dos de chameau dans le désert, ou une excursion en VTT. 

Un week-end ressourçant. Nous avons l’impression d’être partis trois jours alors que nous avons passé un peu plus de 24 heures dans le camp. Si vous n’avez pas envie de faire des kilomètres pour changer d’air, c’est le lieu idéal.

www.inaracamp.com