Dans une de mes précédentes newsletters, je vous avais parlé du premier album de l’auteure compositrice marocaine Meryem Aboulouafa et de sa voix cristalline. J’adore ses chansons parfois acoustiques, parfois électro, parfois en arabe, parfois en anglais qui ressemblent à des balades et sont intemporelles.
La sortie de son nouvelle album Family, prévu initialement pour septembre dernier, a été repoussée en décembre suite au refus de renouvellement de son titre de séjour accompagné d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français).
“Family est un album qui célèbre la famille comme premier lieu d’amour et de transmission, ce cocon d’où l’on s’élance et auquel on revient toujours. Inspiré par le passage d’une cellule familiale à une autre après mon mariage, il explore l’héritage d’émotions, de gestes et de souvenirs que l’on emporte avec soi : l’attachement aux racines, la nécessité de s’inventer, et la gratitude envers ceux qui nous ont façonnés, parfois maladroitement mais toujours avec sincérité.” À travers des morceaux empreints d’amour, de doutes et de réconciliation, Family raconte le voyage intérieur de chacun : celui des liens qui nous construisent, des blessures
invisibles que l’on apprend à apaiser, et de la liberté que l’on trouve en acceptant son histoire. C’est une ode à la famille sous toutes ses formes — un hommage à nos origines et à la force de l’amour inconditionnel.
J’aime tout particulièrement Letter to Andalous, une lettre imaginaire adressée au héros berbère Tarek Ibnou Ziad. L’héritage, la transmission et le courage sont les thèmes de ce morceau qui reflète l’ensemble de l’album. Ici aussi, Meryem Aboulouafa chante en Anglais pour prendre de la distance et en Arabe pour plonger dans ses racines. Autre coup de coeur : Horses, une ode à la liberté. Dans le clip tourné à Essaouira, les chevaux incarnent le lâcher-prise, la libération des sentiments.
Elle me fait penser à Kate Bush qui m’a accompagnée pendant toute ma jeunesse. Un deuxième album qui confirme son talent.