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Coups de coeur

SPECIAL BORDEAUX

Comme le principe de cette newsletter est de parler essentiellement de ce que j’ai testé, je partage avec vous mes adresses bordelaises où je viens de passer plus de trois mois.

LES RESTAURANTS

Naï Naï, Cantine chinoise

Chez Naï Naï (« mamie » en mandarin) située à deux pas de la place Gambetta, on mange une cuisine authentique, familiale et réconfortante à base de produits locaux pensée par Romain et Gaolin, couple franco-chinois passionné par la transmission. J’aime la déco style cantine (vaisselle en émail, affiches chinoises aux murs, tables et chaises d’écoliers…) et la carte courte. Ultra fan des aubergines frites et fondantes, des raviolis grillés au poulet et légumes et de la poitrine de porc braisée et laquée au poivre noir avec du riz parfumé et des pickles de légumes. A noter que les viandes sont locales, des cuisses de poulet du Périgord label rouge au boeuf de Gironde en passant par la poitrine de porc du Sud-Ouest.Il y a aussi des baos salés et sucrés, des pâtes de blé sauce sésame…

Mention spéciale pour les boissons chinoises originales.

L’ambiance est chaleureuse, mais un peu bruyante.

Ce qui ne m’empêche pas d’y manger souvent car j’aime cette cuisine familiale sincère et généreuse.

Un conseil, allez-y tôt car c’est petit et il n’y a pas de réservation.

Ouvert tous les jours, 12h–14h30 / 19h–22h30

23, Rue du Dr Charles Nancel Penard

Fraîches

Tous les matins, Alice Malpel prépare la pasta à base de farine bio sourcée en Dordogne qu’elle sert chaque midi. « Ici, chaque assiette raconte une histoire : celle d’un blé cultivé avec passion, d’un savoir-faire artisanal et d’un choix assumé pour une alimentation plus durable » peut-on lire sur le site Internet du restaurant. Les sauces sont également cuisinées chaque matin et changent chaque semaine.

La carte est courte et suit le rythme des saisons ce qui est pour moi un bon point avec 3 propositions de pâtes. Exemple : Champions, crème eu thym, jaune d’oeuf confit au soja ; boulettes de viande sauce piment doux, huile verte aux herbes, butternut rôti à l’ail, crème de comté et noisettes concassées.

Je me suis régalée avec des pâtes aux pleurotes et à la crème de poireau. 

.Laissez de la place pour le dessert qui vaut le détour. Miam le sablé breton & lemon curd bergamote et le cheese-cake basque à la vanille.

Le restaurant du midi idéal avant une séance cinéma, l’UGC est à deux pas.

Formule express plat + dessert à partir de 13,90 euros

8 rue Saint Sernin, Réservation conseillée au +33 6 50 27 69 34, surtout si vous voulez une table sur la petite terrasse

Croûte

Envie de casser la croûte avec des sandwichs faits maison ?

Rendes-vous chez Croûte, une cantine moderne qui remet le sandwich au cœur de l’assiette, avec des produits de qualité (dont des fromages AOP venant du Bistrot du Fromager) et une approche simple, généreuse et accessible. A la carte, quatre sandwichs permanents (le poulet rôti chèvre-miel, le jambon-beurre cornichons, les rillettes cornichons et un sandwich mixte à composer avec une charcuterie et un fromage au choix) et un sandwich et une salade qui changent chaque semaine plus un plat du jour.

J’ai adoré les sandwichs au pain croustillant, bien garnis avec des produits premium (miam le coppa, chèvre, pesto rouge ), les coquillettes au jambon à la truffe et le risotto à la truffe crème parmesan.…

Mention spéciale pour le fromage blanc avec un topping aux noisettes caramélisées et caramel beurre salé.

Plusieurs formules sont proposées de 10 euros à 14 euros: Le plat du jour est à 10 euros.

Idéal pour un déjeuner sur le pouce bon sur tous les plans.

Le + : La terrasse ensoleillée donnant sur les quais

72, quai des Chartrons, Bordeaux. Du lundi au vendredi, de 12h à 15h.

Bocca a Bocca

Bocca a Bocca, c’est une épicerie et un restaurant italiens de mon quartier créés en 2014 par Romain Delachaux. J’aime le cadre, typique des trattorias italiennes et la carte courte qui sublime les produits de la Botte : Tartufata, Zitis à l’huile d’olive truffée, champignons, jambon truffé et parmesan, carpaccio de scamorza ou bresaola, asperges blanches du producteur, burrata et chiffonnade de culatello (noix de jambon de parme) ou encore risotto au speck et au safran…

Le plus : la petite terrasse dans la rue Notre Dame et la formule du midi entrée-plat ou plat-dessert à 20 euros. Ma formule idéale : involtini de speck farcis à la brebis, linguine cacio e pépé, chiffonnade de rostello. J’aime aussi certains de leurs incontournables comme les lasagnes aux aubergines, et le carpaccio d’artichaut à la romaine.

L’Epicerie, quant à elle, propose des apéros tapas tous les jeudis et vendredis soirs, de 18h à 22h.

75, rue Notre Dame, Tél.: +33 5 57 83 69 66

Mirabella

Toujours dans mon quartier, une très bonne pizzeria.Une pâte fine et croustillante élaborée chaque matin avec de la farine bretonne, et des garnitures de qualité (charcuterie tranchée minute, fromages français et italiens, huile d’olive grecque, sauce tomate italienne retravaillée façon provençale). J’aime le choix de la base : tomate provençale, crème, épinard ou carotte. 

Ma préférée ? La Yvonne tomate provençale, fior di latte, parmesan DOP, champignons, roquette, spianata, olives de Kalamata & origan. Mon chéri prend toujours l’Antoinette (base tomate provençale, fior di latte, thon mariné au piment d’Espelette à l’huile d’olive, citron & basilic, câpres, tomates séchées, olives taggiasche et roquette). Ca nous arrive aussi souvent de partager une délicieuse salade Annie (pousses d’épinards, roquette, tomates séchées, artichauts, aubergines, pickles d’oignons rouges, noix, olive taggiasche, mozzarella fraîche & graines de moutarde) et une pizza Georgia (base crème fraîche, fior di latte, pastrami de boeuf, pecorino poivre, roquette, oignons rouges & graines de moutarde). 

Il nous reste rarement de la place pour un dessert, mais ils font un bon cheese cake spéculos, ricotta de brebis, zestes de citron jaune.

Une très bonne pizzeria. Dommage que cela soit tout petit.

38, cours Evrard de Fayolle, Tél.: + 33 5 56 29 12 63

Dat Viet

Nouveau venu aux Chartrons, Dar Viet est déjà implanté Quai Sainte-Croix. Tenu par des Vietnamiens, ce restaurant offre une cuisine authentique à base de produits frais. J’ai aussi découvert des spécialités originaires d’Hanoï que je ne connaissais pas comme le Bin cha, un porc grillé au charbon accompagné de vermicelles de riz, salade verte et herbes aromatiques ou le Thit khi, un porc au caramel servi avec du riz, du choux mariné et des légumes de saison sautés. J’ai adoré les raviolis croustillants aux champignons et le Bahn Cuon, cette crêpe à la vapeur garnie de porc haché. Il y a aussi les traditionnelles nems (ultra croustillantes), le Pho et le Bo Bun. Tout est délicieux.

Fan des antiquités et des luminaires en formes de poissons qui meublent le restaurant.

133 rue Notre-Dame, Bordeaux. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 12h à 14h et de 19h à 22h (22h30 le vendredi et le samedi). Réservation recommandée au + 33 5 47 74 04 47 et possible sur le site internet

Ishikawa

Vous ne serez pas étonnés de trouver un restaurant japonais dans ma liste. J’adore celui-ci pour son authenticité. Son chef, Yugo Ishikawa, a quitté son restaurant traditionnel de Ginza à Tokyo pour Bordeaux où il s’est installé en 2007. Après s’être familiarisé avec les produits locaux tout en exerçant son talent dans la restauration japonaise, il a ouvert son restaurant éponyme.

A la carte : Chirashi, Sushi, Sashimi, tataki de thon, tonkatsu ibérique (échine de porc pané), tempura de gambas et légumes, magret de canard mariné au miso…

J’aime les formules du midi composées d’une soupe miso, d’une petite entrée, de riz et de légumes marinées, d’un plat au choix et d’un dessert ou d’un café à partir de 22 euros, et le menu dégustation du soir à 52 euros. Tout est joliment présenté dans de la belle vaisselle japonaise, dans un cadre minimaliste. On se croirait presque dans un vrai izakaya de Tokyo. Agréable terrasse dans la rue piétonne du Hâ.

22, rue du Hâ, tél.: +33 5 57 99 71 69

Le Petit Commerce

Mon restaurant préféré pour les saveurs iodées. J’aime son ambiance bistrot (il est installé dans une ancienne ferblanterie du centre historique de Bordeaux) et ses plats élaborés avec les poissons sauvages provenant du port d’Arcachon. 

On peut aussi y goûter les huîtres de la région, celles du bassin d’Arcachon et du Médoc et celles qui viennent de Marennes. 

Je prends toujours les couteaux à la plancha, le ceviche de maigre. J’aime aussi leur soupe de poissons et le tourteau. Mention spéciale pour le magnifique plateau de fruits de mer. Une carte simple composée de bons produits frais. Tout ce que j’aime.

22, rue du Parlement Sainte-Catherine

Racines

C’est un restaurant que j’ai testé avec mon amie Virginie quand elle est venue me voir.

Le chef écossais Daniel Gallacher, a eu le coup de foudre pour Bordeaux après dix ans passés à Paris dans des établissements prestigieux. En 2015, il ouvre son restaurant dans le quartier de Meriadeck avec une vision gastronomique, mélange de respect des produits bruts, de ses racines écossaises et d’influences culturelles multiples. 

J’ai aimé la formule à 4, 5 ou 6 plats à choisir dans une carte courte qui change régulièrement et qui sublime les produits de saison. J’ai aimé la créativité du chef qui nous fait voyager en maniant avec talent les épices et les herbes. Tout est aussi bon que joliment présenté.

J’ai adoré l’artichaut comme un chardon, noisettes et fromage affiné et le crabe satay fruit de la passion cacahuètes. J’ai été surprise par La bergamote en parfait glacé algues et oseille.

Coup de coeur pour les madeleines tout juste sorties du four servies à la fin du repas.

Il y a une belle carte de vins et un accord mets & vins à partir de 33 euros.

A noter l’excellent rapport qualité-prix pour une bistronomie de cette inventivité (les 4 plats sont à 44 euros et la formule du midi entrée-plat-dessert à 30 euros ). Seul bémol, la décoration très classique qui mériterait un petit twist.

59, rue Georges Bonnac, Tél.: +33 5 56 98 43 08

Le Cent 33

Un restaurant tout près de chez nous où l’on aime bien aller depuis son ouverture. 

Il doit son nom à sa localisation 133, rue du Jardin Public, et il vient d’obtenir sa première étoile au Guide Michelin. Le chef, Fabien Beaufour, a posé ses valises à Bordeaux en 2019 avec son épouse Emilie après avoir officié aux Etats-Unis, en Suisse et en Grande-Bretagne et travaillé avec des chefs aussi prestigieux qu’Anne-Sophie Pic, Patrick Henriroux, Thomas Keller & Rainer Becker. 

Sa cuisine gastronomique engagée, créative et généreuse, est rythmée par les saisons et les produits locaux sont sublimés par le robatayaki, ou robata, un foyer de feu de bois que les pêcheurs du Nord du Japon utilisaient comme chauffage dans leurs embarcations. Le + : un potager à 5 minutes du restaurant pour les herbes aromatiques, les fruits rouges et quelques légumes et condiments.

En ce moment, au menu, l’asperge blanche des Landes, royale d’esturgeon de Dordogne fumé, caviar d’Aquitaine ; le poulpe en salade tiède, fèves, marjolaine et ponzu ; la Gariguette, pavlova, crème glacée de lait robot au poivre Sichuan.

Belle carte de vins, service professionnel et décoration chaleureuse.

Une étoile bien méritée !

Menus dégustation de 76 à 130 euros

133, rue du Jardin public, tél.: +33 5 56 15 90 40

L’entrecôte

C’est une institution bordelaise, le seul restaurant où je mange de la viande rouge avec plaisir parce qu’elle est finement coupée et accompagnée d’une sauce secrète souvent copiée, mais jamais égalée. 

Une formule unique : salade verte aux noix, faux-filet nappée de sauce servie dans un plat qui reste chaud grâce à des bougies et de délicieuses pommes allumettes croustillantes servies à volonté pour 23 euros. Qui dit mieux ?

S’il vous reste de la place, les desserts sont dingues : profiteroles au chocolat, vacherins, café liégeois…

L’enseigne noire et jaune est née à Paris (Le relais de Venise) au début des années 60 avant d’essaimer à Toulouse, Nantes, Montpellier, Lyon et Barcelone. Les serveuses sont presque toujours des femmes à l’efficacité redoutable.

Seul bémol : Pour accéder au graal, il faut faire la queue. C’est ça la rançon de la gloire…

Ouvert tous les jours

4 Cours du 30 Juillet, Tél.: +33 5 56 81 76 10

LES DOUCEURS

Les dunes blanches

Ce petit chou doré, croquant à l’éxtérieur, garni d’une crème légère et aérienne et saupoudré d’un nuage sucré est mon péché mignon. Il se mange à toute heure de la journée en deux bouchées et a toujours un goût de reviens-y.

Il y a aussi les éphémères (knickers, spéculos, beurre de cacahuète, pistache, rocher citron coco) mais je suis accro aux Dunes blanches nature créées en 2007 par Brice, fils de boulanger à Grand Piquey sur le Bassin d’Arcachon. 

Pour l’anecdote, Brice, affamé après une journée de pêche entre amis, a pris quelques chouquettes dans la boulangerie de son père et les as trempées dans une crème utilisée pour un autre gâteau. C’est comme ça que sont nées ces chouquettes addictives.

7, rue de la Vieille Tour et 21-23 rue de la Porte-Dijeaux

David Capy

Meilleur Ouvrier de France Pâtissier-Chocolatier, David Capy nous enchante avec des pâtisseries raffinées (de la plus traditionnelle à la plus créative), des chocolats grands crus, des confiseries artisanales, des confitures…. 

J’aime particulièrement les gâteaux aux fruits comme la tarte citron menthe sur une pâte sablée aux amandes, et la Pomme Tatin avec son biscuit praliné, ses pommes caramélisées et aromatisées à la fève Tonka, coeur coulant au caramel beurre salé. 

Fan aussi de l’éclair speculoos, des sablés pur beurre parfumées aux zestes de citron frais, des bouchées gourmandes Snack céréale et du cake orange coco.

Une adresse incontournable pour les becs sucrés.

7 rue Michel Montaigne. Tél.: +33 5 56 81 47 65

Cadiot Badie

Chocolatier depuis des générations (1826), Cadiot-Badie est pour moi le must quand on veut déguster de bons chocolats. J’aime le mendiant, le Florentin, le Mandalay (ganache au gingembre confit), la citronette (écorce de citron confit enrobé de chocolat au lait), la rose des sables aux amandes caramélisées et les tablettes Grands crus (miam la Vietnam 76% et la Tanzanie 75%).

Ils sont aussi connus pour leur spécialité dans la traditions bordelaise des grands châteaux, le diamant noir, une truffe aux raisins macérés à la Fine de Bordeaux,

26, Allées de Tourny, Tél.: +33 5 56 44 24 22

Hasnaa Chocolats grands crus

Autre star du Chocolat, Hasnaâ, une Marocaine qui a perfectionné son art avec les meilleurs ouvriers chocolatiers de France tels que Serge Granger, Bruno Le Derf et Philippe Parc. 

J’aime sa créativité (praliné à la coriandre, wonderbarre framboise Ylang, glace cannelé et Sorbet Chocolat, et infusion signature gourmande et apaisante au cacao et plantes à déguster aussi bien chaude que froide). A noter qu’elle n’utilise ni conservateurs ni arômes artificiels et a adopté le processus « Bean to Bar », une méthode artisanale qui permet de contrôler chaque étape de la production, de la fève de cacao à la tablette.

Elle collabore aussi avec de prestigieux châteaux pour créer des ganaches aux vins.

4 rue de la Vieille Tour

Impossible de venir à Bordeaux sans goûter sa spécialité sucrée, le canelé, créé au au XVIIIe siècle par les religieuses du couvent des Annonciades qui récupéraient sur le port le blé tombé des cales des bateaux ou de sacs éventrés, ainsi que les jaunes d’oeufs des chais à vin du Quai des Chartrons, les blancs servant à coller le vin. Elles y ajoutaient du rhum et de la vanille venant des îles.

Il doit sa forme et sa consistance particulière à son moule en cuivre cranté. Car un bon canelé est un canelé croustillant à l’extérieur et fondant à l’intérieur. A La Toque Cuivrée qui les fabrique depuis plus de 30 ans, il est proposé en 3 dimensions : gros, lunch et bouchée (mon préféré pour son ultra croustillance).

Vous constaterez en vous promenant dans le centre-ville de Bordeaux, qu’il y a plusieurs boutiques La Toque Cuivrée (Place Paul Doumer, Place Gambetta, rue Porte Dijeau, rue Sainte Catherine, Gare Saint-Jean…).

Cette maison a supplanté Baillardran qui avait jusqu’à récemment le quasi monopole du canelé à Bordeaux. Je vois deux raisons à ça : il est moins cher et moins sucré.

SHOPPING

Mamie Yvette

J’adore cette boutique installée dans mon quartier (dans la très jolie rue Notre-Dame) pour plusieurs raisons : la gentillesse et le goût sûr de son propriétaire, un célèbre coiffeur qui partage son temps entre son salon parisien et sa boutique bordelaise, la décoration, la sélection très pointue de vêtements, accessoires (bijoux, écharpes, sacs…), objets déco et oeuvres d’art, et les prix raisonnables. 

Un combo gagnant qui fait que je ne peux pas venir à Bordeaux sans faire escale chez Mamie Yvette (la grand-mère que Jean-Marie adorait). Impossible de ne pas craquer.

54, Rue Notre-Dame

L’Atelier creative store

Côté déco, une de mes boutiques préférées se trouve rue Notre Dame. Sa propriétaire, créatrice de bijou et d’objets en verre a ouvert l’Atelier dans un ancien chai de 150 m2 pour y exposer des pépites ludiques et décalées qu’elle sélectionne au salon Maison & Objet et à Who’s next. 

Elle a un oeil sûr. Résultat ? De la jolie vaisselle, des plateaux en émail fait main, des planches en marbre, du linge de maison coloré, des lampes, des bananes en crochet, des chaussettes, des bijoux, un corner pour les enfants,… 

Le lieu idéal pour se faire plaisir ou faire plaisir sans se ruiner car les prix sont étudiés.

26 rue Notre Dame

La Frange à l’envers

Si comme moi, vous aimez la chasse aux pépites dans les magasins de seconde main, vous allez adorer La Frange à l’envers, cette boutique qui ressemble à un boudoir. J’avais découvert La Frange à l’Envers à Paris et je suis ravie que sa petite soeur se soit installée dans le centre-ville de Bordeaux. Vous y trouverez une sélection d’accessoires et de vêtements en parfait état classés par tailles et par couleurs. Il y a des marques stylées comme Maje, Hartford, Zadig & Voltaire, Sandro, American Vintage… Et un petit corner consacré à l’homme.

Ici, on peut se faire plaisir sans se ruiner et déposer les vêtements qui encombrent nos dressing.

9 rue Guillaume Brochon

Michard Ardillier

Cette institution située au début de la rue Sainte-Catherine et donnant dans la très jolie Galerie Bordelaise, j’ai l’impression de l’avoir toujours connue (elle a été créée en 1978 par Pierre Pascal et Jeanne Michard) et j’y achète mes chaussures depuis des lustres. La 5ème génération de Michard propose 1200 références pour femmes, hommes et enfants, sur 330 m2. Gros coup de coeur pour la sélection italienne et le large choix de baskets.

10, rue Sainte-Catherine

CULTURE

Mollat

Encore une institution installée dans l’ancienne demeure de Montesquieu. Mollat est la première librairie indépendante de France dirigée par la même famille depuis cinq générations. 

310 000 ouvrages sut 18 kilomètres de rayonnage, c’est vertigineux. J’y achète mes livres depuis ma jeunesse. J’aime déambuler dans les allées à la recherche du dernier polar, d’un beau-livre, d’un guide touristique ou d’un roman japonais.

Mollat, c’est aussi une chaine youtube, un site Internet, une maison d’édition, des podcasts et des rencontres avec des auteurs à la Station Ausone, située rue de la Vieille Tour. Un stop obligatoire à chacun de mes séjours à Bordeaux.

15, rue Vital Carles

CAPC Musée d’Art contemporain

Depuis sa fondation en 1973, le CAPC (Centre d’Arts Plastiques Contemporains) installé dans l’Entrepôt Lainé (qui servait à stocker les denrées coloniales de Bordeaux), imposant bâtiment patrimonial, a toujours été un espace exceptionnel pour la création. C’est aussi un lieu de recherche et d’expérimentation. Chaque année, la programmation organisée en trois temps forts (printemps, été, automne) conjugue expositions monographiques et collectives, cycles de projections et de conférences, performances, rencontres, débats et dispositifs d’accompagnement des publics.

J’adore les installations produites pour la nef. La dernière en date, “Jardin des neufs soleils” de l’artiste hongkongais Trevor Yeung, nous plonge dans un paysage stellaire vert, rassemblant arcs-en-ciel, lunes, champignons lumineux et un certain nombres de soleils. Au coeur de la nef, une structure en échafaudage en forme de double arche superposée permet d’accéder à d’autres points de vue sur l’espacé central. C’est aussi un support pour les rubans que l’on nous donne à l’entrée du musée. J’ai évidemment fait un voeux pas difficile à deviner en nouant mon ruban rouge. Cette exposition recèle encore des surprises, mais je ne veux pas spolier pour ceux qui auront la chance de la découvrir jusqu’au 20 septembre.

7 rue Ferrère, Tél.:+33 5 56 00 81 50

Le MAAD Bordeaux (Musée des arts décoratifs et du design)

C’est mon musée bordelais préféré, mais il est actuellement en travaux. Niché dans l’hôtel de Lalande, demeure aristocratique de la fin du XVIIIe siècle et dans une ancienne prison du XIXe siècle, deux bâtiments classés monuments historiques, il présente des collections d’arts décoratifs du XVIIIe siècle à nos jours et met en avant le design contemporain à travers des expositions et événements.

Depuis 2023, il fait l’objet d’un important programme de rénovation réalisé par l’agence Antoine Dufour Architectes.L’hôtel particulier et l’ancienne prison, sont désormais reliés par un pavillon de verre et d’acier, d’une grande sobriété formelle. 

A partir du 24 avril, le MAAD ouvrira ses portes avec trois expositions inaugurales reflétant les multiples facettes du musée, des arts décoratifs au design contemporain, en passant par l’étude des techniques, l’artisanat, les savoir-faire, la culture matérielle: « Pauline Deltour, une apparente simplicité » dans les grandes cours et cellules de l’ancienne prison ; « Céramiques, corps sensibles » dans la nouvelle Galerie des savoir-faire et « Morceaux choisis de la collection Jacques Sargos » dans le nouveau cabinet dédié aux arts graphiques.

La cour de l’hôtel particulier accueillera un café-restaurant et une boutique. Il faudra attendre 2027 pour revoir les belles boiseries de l’hôtel particulier toujours en travaux. Parallèlement, un vaste chantier de restauration est en cours sur des œuvres majeures des XVIIe et XVIIIe siècles.

39 rue Bouffard

Le Bassin des lumières

Ce centre d’art numérique, le plus grand au monde, accueille de grandes expositions immersives dans la base sous-marine de Bordeaux, construite par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Les expositions épousent l’architecture monumentale de la base et se reflètent dans l’eau des quatre immenses bassins de 12 mètres de haut, 110 mètres de long et 22 mètres de large, ajoutant une nouvelle dimension à l’expérience immersive

Programmées en ce moment, « Matisse, la symphonie des couleurs », « Frida Kahlo, en plein coeur » et « Le Petit Prince ».

A visiter avant de quitter les lieux, la librairie-boutique. Coup de coeur pour les posters représentant des villes signés Tokiko.

Réservation en ligne conseillée

Imp. Brown de Colstoun

La cité du vin

Si vous vous intéressez au vin, visitez l’espace d’exposition qui lui est consacré. Il abrite une exposition permanente, intitulée “Un voyage de découverte au cœur des cultures du vin », aventure sensorielle immersive qui permet d’explorer les multiples facettes du vin à travers les cultures et les époques. Sur plus de 3 000 m² et avec près de vingt espaces thématiques différents, cette exposition ultra pédagogique vous transformera en une visite en un expert du vin! 

Vous pourrez aussi accéder au Belvédère situé au 8ème étage du bâtiment, qui offre une vue à 360 degrés sur Bordeaux et y déguster un verre de vin du monde.

La Cité du vin, c’est aussi des ateliers sur le vin, des expositions temporaires, des spectacles et évènements, ainsi qu’un restaurant, un café et une boutique.

Mention spéciale pour le bâtiment signé Anouk Legendre et Nicolas Desmazières de l’agence XTU Architecte qui ont imaginé un lieu empreint de symboles identitaires: cep noueux de la vigne, vin qui tourne dans le verre, remous de la Garonne.

Esplanade de Pontac, 134 Quai de Bacalan

A FAIRE ABSOULUMENT

Le marché aux puces de Saint-Michel, le dimanche, en terminant par le marché couvert des Capucins

Un footing ou un pique-nique au Jardin public

Une dégustation d’huîtres accompagnées d’un verre de vin blanc au marché des Quais des Chartrons le dimanche. Profitez-en pour acheter des fleurs, elles y sont magnifiques.