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J’adore les oeuvres surréalistes et poétiques d’Houda. Je l’avais découverte à la GalerieVenise Cadre à Casablanca, puis suivie à la Galerie Siniya 28 à Marrakech. A travers ses sculptures en 3D, elle traduit son histoire dans la richesse de son héritage marocain (elle est née à Tanger), syrien (la nationalité de son papa), turc, italien, suisse (la nationalité de sa maman) et irlandais et puise sa force dans son multiculturalisme. Elle observe le monde qui l’entoure et le retranscrit avec beaucoup de tendresse au travers de bouts de terres, de racines, d’objets laissé derrière soi, de livres, d’arbres ou de ruines. Malgré la sensibilité du sujet, et cette douleur qui en découle, l’œuvre de Houda Terjuman reste positive et généreuse, elle immortalise un instant de bonheur saisi par l’artiste, un moment de paix, un bon souvenir, une terre verte. L’homme en exil devient un arbre déraciné, un cheminement douloureux vers la reconquête de la stabilité dans l’espace liquide et flottant contemporain. 

A chaque fois que je vois une de ses sculptures ou de ses peintures sur mon fil Instagram, je respire mieux, je suis embarquée dans une rêverie, au milieu d’une nature généreuse.

Un compte Instagram que l’on devrait prescrire, à la manière d’un médicament, une fois par jour pour stimuler notre joie intérieure.

 

 

 

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