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Stella Cadente et Florian Claudel nous disent tout sur leur nouvelle boutique de Marrakech

Je suis très heureuse de vous annoncer l’ouverture de la boutique Stella Cadente à Marrakech. Stella Cadente et Florian Claudel sont des amis de longue date que je voyais moins depuis mon installation à Marrakech. Aujourd’hui, comme moi, ils ont succombé au charme de la ville ocre. Résultat ? Un déménagement et l’ouverture d’une boutique dans laquelle ils nous font découvrir leur univers. Stella est amoureuse du Maroc depuis plus de 30 ans. Elle y a passé ses vacances en famille, loin des défilés de mode et de l’agitation parisienne qui l’ont fait vibrer pendant des années. Elle a fini par poser ses valises à Casablanca, puis à Marrakech, en y entrainant son associé Florian. C’est dans leur toute nouvelle boutique de Sidi Ghanem, dans un dégradé de tons ocres virant mandarine que je les ai interviewés.

Pourquoi Marrakech ?

S.C. : Parce que c’est un lieu incontournable qui allie plein de choses : les artisans, le travail de la main qui produit des pièces uniques, le côté extrêmement inspirationnel, la présence de personnes avec de vraies personnalités qui ne se sentaient plus à l’aise dans leurs pays d’origine trop policés. Marrakech est un melting-pot incroyable, une ville où nous avions envie de présenter notre univers.

Justement, comment définissez-vous votre univers ?

S.C. : C’est un mélange d’onirisme et de féminité avec beaucoup de décalage et un côté brutal, presque punk. Une robe en mousseline fleurie et un peu transparente va côtoyer une cape en plumes de coq noir et un blouson en cuir. Côté bijoux, il y a des pièces radicales comme le bracelet Menotte ou les bagues Aigle ou Ecrou qui s’opposent à des tours du cou en dentelle et strass roses.

F. C. : Bizarrement, nos clients ne sont pas punks. Ce ne sont pas des caricatures, ils ont plutôt envie de quelque chose de différent. Des femmes de tout âge viennent rêver chez Stella Cadente.

S.C. : Ici, tout est permis et on n’est pas jugé. Il y a un véritable amour de la femme que l’on retrouve dans toutes les créations de la marque. Notre slogan « anti-ordinary » s’adresse à tous ceux qui aiment se distinguer et affirmer leur personnalité.

Et les couleurs dans tout ça ?

S.C. : Chez nous, c’est un part-pris fort, aussi bien en déco qu’en mode. Avec le blanc et le noir, on ne prend pas de risque. Et moi, j’aime prendre des risques, j’aime les couleurs qui se choquent et s’entrechoquent, les couleurs qui habillent le passepoil, la plume, le bourdon, la passementerie.

Que trouve-t-on dans cette boutique ?

S.C. : De la maroquinerie, des sacs de différentes formes et en douze couleurs comme le Stan, un sac bowling mixte en cuir irisé ou en cuir mat, un fourre-tout idéal pour partir en week-end.

F.C. : On a des clientes qui l’ont acheté en cinq ou six couleurs. Ici, on mélange des pièces vintage avec des pièces contemporaines comme des foulards de la Fabrique Hermès des années 1920-1930.

S.C. : Des vêtements et des pièces vintage de la marque avec des nouvelles créations intemporelles en soie, en coton. On y trouve un esprit atelier qui permet de choisir son modèle et de le faire adapter à sa taille, un service de semi-couture au prix du prêt-à-porter pour tous les types de femmes. Il y a aussi les trois parfums Stella Cadente  (Miss Me, oriental baumé, Discrète, floral poudré et Acqua, mixte à la fleur d’oranger), des crèmes pour le corps, des huiles pour le bain, des parfums d’ambiance et des bougies parfumées dans des verres recyclés. J’ai imaginé des senteurs qui sont fabriquées à Grasse.

Côté déco, on propose du mobilier fabriqué au Maroc avec un vrai travail de couture sur le produit. Il y a aussi des miroirs, décorations murales, embrases et luminaires en laiton et cuivre.

F.C. : L’idée, c’est de faire nos designs et de revisiter l’artisanat marocain : coussins, écharpes, bijoux, bracelets en sabra…

S.C. On présente aussi notre travail photographique. Pour chaque objet, on raconte une histoire de mixité entre le Maroc et nos inspirations. C’est un lieu en perpétuel mouvement, où l’on peut trouver de tout et à tous les prix, des choses que vous ne verrez pas ailleurs. Un lieu post-covid hors de l’industrialisation où l’on expose des pièces uniques ou en petites séries de maximum 50 exemplaires.

 

 

Bio Express

Après une formation à Sciences-Po, Stella Cadente a appris la mode au Fashion Institute of Technology de New York ainsi qu’au cours Berçot à Paris. Elle débute chez Cacharel, Corinne Cobson et Claude Montana. A partir de 1991, elle collabore avec des maisons de luxe françaises en tant que styliste pour l’accessoire et le bijou chez Chanel, Dior ou Swarovski. En 1995, elle crée la marque de prêt-à-porter Stella Cadente qui signifie « Etoile filante » en italien. Son premier défilé dans le calendrier officiel a lieu au Carrousel du Louvre en 1998, pendant la Semaine de la mode de Paris. Elle développe cette activité durant quinze ans en se distinguant par l’originalité de ses défilés et le choix de modèles atypiques, non mannequins. Stella. Elle ouvre une boutique à Paris et en 2003, elle crée Miss Me, son premier parfum suivi de Discrète et Acqua.

En 2008, elle se lance dans la décoration de maisons d’hôtes, d’hôtels, de boutiques.

En 2010, elle s’associe à Florian Claudel, photographe, pour fonder une agence de conseil, baptisée Stella&Claudel. A la fois bureau de style, de tendances et de design, ce studio très créatif travaille aussi bien pour la mode que la décoration ou la communication visuelle et conseille de nombreuses entreprises. En 2006, c’est le grand saut avec une installation à Casablanca où ils rénovent des hôtels au Maroc et aux quatre coins du monde tout en gérant une magnifique maison d’hôtes à Provins.

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