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De Paris à Casablanca, deux expositions désirables

En manque d’art, de longues déambulations dans ls musées, j’ai sélectionné deux expositions, la première à Paris, Colors of Africa à la 193 Gallery, et la seconde à Casablanca, consacrée à Malika Agueznay.

Colors of Africa à la 193 Gallery,Paris

Après avoir présenté les scènes japonaises, marocaines, mexicaines, cubaines et chinoises, la 193 Gallery consacre sa nouvelle exposition, Colors of Africa, à la nouvelle génération de photographes portraitistes africains qui renouvellent le genre : Thandiwe Muriu (Kénya), Nyaba Ouedraogo (burkina Faso), Hassan Hajjaj (Maroc), Derrick Boateng (Ghana) et Ebuka Michael. (Nigeria). Le commissariat de cette exposition a été confié à la journaliste Fouzia Marouf qui « aime être surprise par la diversité des propositions artistiques car photographier c’est écrire avec la lumière pour révéler l’intime, l’insondable, la fusion entre la couleur et la matière aux lisières des frontières et de l’identité. Aussi, ces artistes originaux qui partagent un même goût pour  leurs images inattendues, sont  porteurs d’une narration libre, contemporaine et assumée. Mon rôle de commissaire est de présenter au public la matière la plus vivante possible, pensée, créée au confluent des Afriques à travers des œuvres complémentaires qui dialoguent les unes avec les autres au fil d’ une expérience sensible ».

Une expo colorée qui célèbre une philosophie de la vie positive, pétrie de vitalité et d’espoir, un véritable antidote à la morosité ambiante.

Jusqu’au 10 janvier à la 193 Gallery, 7, rue des Filles du Calvaire à Paris

Hassan-Hajjaj

 

Derrick-Boateng

Nyaba-Ouedraogo-le-mystere-de-la-parole

 


facelesss-hidden-identities-Ebuka-Michael-

Malika Agueznay comme en 68 à La loft Art Gallery, Casablanca

Malika Agueznay est pour moi une grande dame, une pionnière qui a pris part à la modernité marocaine et a contribué, aux côtés de ténors de l’Ecole de Casablanca, à en définir les codes. Avec eux, elle a questionné la peinture contemporaine et axé son travail sur l’étude des formes et de la couleur pure. C’est elle qui a développé le travail de gravure le plus abouti au sein du groupe et qui l’a défendu chaque année auprès de nouveaux élèves lors du Festival d’Asilah. Depuis, elle est devenue une figure incontournable de la scène artistique marocaine à travers ses peinture, gravures, sculptures. Cette exposition propose un retour sur ses premières années, alors qu’elle était étudiant à l’école des Beaux-Arts et qu’elle découvrait le motif algue marine qui l’inspire encore aujourd’hui. Déclinée sur toile ou gravée sur différents médiums, l’algue se renouvelle sans cesse et se pare de couleurs franches et chaudes. « J’ai toujours été attirée par les formes rondes, par les courbes, beaucoup plus que par les formes géométriques comme les traits ou les lignes droites, c’est peut-être mon côté féminin qui s’exprimait. C’est comme ça que l’algue est apparue. » explique-t-‘elle. Parfois, elle ajoute de la calligraphie, des sourates du Coran ou des « mots magiques » (paix, amour, modestie, générosité, valeurs qu’elle incarne elle-même) qui confèrent à son oeuvre une vibration intense. A voir absolument Jusqu’au 31 décembre. 13 rue El Kaïssi, Triangle d’or, Casablanca

 

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