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Livres

Le livre : Une farouche liberté de Gisèle Halimi et Annick Cojean

Grâce ou à cause de la Royal Air Maroc qui m’a fait passer par Toulouse pour rejoindre Casablanca à partir de Bordeaux (4h30 de voyage au lieu de 2h15), j’ai eu le temps de lire d’une traite ce petit livre qui n’est autre qu’un ultime coup de gueule d’une grande dame que j’ai toujours admirée et qui nous a quittés en juillet dernier.
Dans « Une farouche liberté » publié trois semaines après sa mort, Gisèle Halimi, répond aux questions d’Annick Cojean, du journal Le Monde, racontant ainsi les principes qui ont guidé sa vie : la lutte contre l’injustice et la peine de mort, en faveur de l’avortement, de la contraception, de la reconnaissance du viol comme crime et non comme délit ; son attachement à la liberté, au féminisme, mais un féminisme concret…
Elle appelle aussi les jeunes générations à ne pas abandonner le combat :  « Organisez-vous, mobilisez-vous, soyez solidaires. Pas seulement en écrivant « Moi aussi » (Me Too) sur les réseaux sociaux. C’est sympathique, mais ça ne change pas le monde. Or c’est le défi que vous devez relever. Soyez dans la conquête. Gagnez de nouveaux droits sans qu’on vous les « concède » (…) Désunies, les femmes sont vulnérables. Ensemble, elles possèdent une force à soulever des montagnes et convertir les hommes à ce mouvement profond. Le plus fascinant de toute l’histoire de l’humanité. »  Une leçon d’engagement et de courage.
Alors que de nombreuses voies s’élèvent pour réclamer la peine de mort pour l’assassin et le violeur du jeune Adnane, alors que des femmes meurent tous les jours parce qu’elles avortent clandestinement, on aurait bien besoin d’une Gisèle Halimi au Maroc…
Editions Grasset

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